![]() |
HISTOIRES
de VALLERAUGUE Quelques faits au fil du temps sur la ville de Valleraugue |
![]() |
| Le nom | Origine | de l'an 1000 à 1500 | XVIIe | XVIIIe | XIXe | XXe | Source |
![]() |
|
![]() |
| Le nom | Origine | de l'an 1000 à 1500 | XVIIe | XVIIIe | XIXe | XXe | Source |
| Le nom | Origine | de l'an 1000 à 1500 | XVIIe | XVIIIe | XIXe | XXe | Source |
| 04.02.988 | Le
château de Roquefeuil était situé sur un rocher très
élevé dans la vallée de Dourbies; St Fulcrand, évêque
de Lodève le mentionne dans son testament le 4 février 988.
|
04.02.988 |
| 21.02.1002 | Henri de Roquefeuil avait
fondé un hospice pour les pauvres au terroir de Bonheur,stipulant
qu'il serait muni d'une cloche de 14 quintaux, qu'il y aurait un homme
pour gouverner l'hospice et sonner la cloche les jours et nuits de brouillard
pour guider les voyageurs et les pauvres qui y seraient nourris jusqu'à
ce que le temps leur permit de se remettre en route. Six chamoines furent affectés à l' hospice. |
21.02.1002 |
| Année 1080 | Raymond de Roquefeuil et ses
fils Fredol et Arnaud donnèrent ce château à l' Abbaye
de St Sauveur de Gellone (St Guilhem le Désert) fondée en
780 par Saint Benoit. |
Année 1080 |
| 11.1169 | Le contrat de mariage en novembre
1169 entre Raymond de Roquefeuil et Guilhelmette, fille de Guilhaume VII,
seigneur de Montpellier ,est le premier acte connu où est il est
fait mention du château de Valleraugue. |
11.1169 |
| 03.1245 | Deux actes de reconnaissance
féodale , datés des Ides de mars 1245 dressés par
Me Pierre de cosdano, notaire, dans une chambre à côté
de la Tour du château, contiennent l' hommage l'un de Martin du
Lavandou et l'autre de Hugen de Figayrolles à haute dame Elisabeth
, comtesse de Rodez et à sa mère, Delphine de Roquefeuil. |
03.1245 |
| 24.10.1262 | Au château de Valleraugue
eut lieu le 24.10.1262 le mariage de Delphine , agée de 14 ans
, fille d' Elisabethde roquefeuil et de Hughes de Rodez, avec le damoiseau
Pierre Pellet. Elle était orpherline et était représentée
par sa grand-mère Delphine de Roquefeuil. |
24.10.1262 |
| 31.12.1337 | L' an 1337 de l' Incarnation
de notre Seigneur et le dernier jour du mois de décembre, très
illustre prince seigneur Philippe, Roy ded Français, devant Me
Petrus Ayguimarii, notaire public du Roy des Français, en présence
de seigneur Jacobus Forgua " rector ecclesiae Castri Valliseraugiae
" seigneur Raymondo Maleti, Guilhelmus Guerre prêtre, Joanis
Jacobi clerc, sur la place publique " apud Castrum Valliseraugiae
" à la requête de Guilhaume Fesquet et de Bernard Albaric,
bailli et lieutenant de baillage de ladite paroisse, porteurs de lettres
de noble Philippe de Gardia, baron de Meyrueis, au sujet du droit de chasse
de n'importe quels animaux ou non domestiques, du droit de les garder
à la main et de les conserver, que les habitants ont toujours exercé
en toute liberté depuis un temps immémorial, sous la réserve
d'une part, pour le Seigneur ou ses curiales, il est dit que depuis peu
de temps un certain chasseur appelé Maurin, envoyé par le
vicomte du Seigneur du Baillage a défendu la chasse aux habitants,
ce qui est pour eux un dommage grave. Par ses lettres, le seigneur rétablit les habitants dans leurs droits et Guilhaume Fesquet et Bernard Albaric demandent au Notaire de les publier en provençal. |
31.12.1337 |
| 16.07.1482 |
Fondation de la Chapelle de Notre Dame en l' Eglise de
Valleraugue. Cette chapelle fut fondée par Pierre de Lapierre,
prieur de St Etienne de Lèques qui habitait près de Valleraugue
une maison au quartier de Combalette ( aujourd'hui la Chapelle) . Une
légende dit que M. De Lapierre avait fondé cette chapelle
par remords d'avoir causé la mort d'un homme. Une nuit de veille de Noël, il arrivait de célébrer les trois messes rituelles à Valleraugue : le temps était très mauvais et il avait eu de la peine, avec un de ses domestiques à regagner sa maison sur le bord de la route et se préparait à réveillonner avec son personnel lorsqu'on entendit les pas d'un cheval et des appels. Un domestique sortit et revint disant que c'était un cavalier descendant avec beaucoup de peine de la montagne qui demandait l'hospitalité jusqu'au jour. M. De Lapierre ne voulant pas se déranger, lui fit répondre que Valleraugue était tout près et qu'il n'avait pas de place pour loger le cheval. Le voyageur partit, mais cent mètres plus loin, au mauvais passage du Malpas, couvert de glace, le cheval glissa et roula jusqu-à la rivière entraînant son cavalier. On les retrouva morts le lendemain matin. M. De Lapierre, désespéré d'avoir été la cause de cette mort, fonda la chapelle de Notre Dame " pro redemptions animae suae " |
16.07.1482 |
| 19.12.1510 |
Fondation de l' Eglise d' Ardaillers. |
19.12.1510 |
| Année 1564 |
Par lettres patentes du roy , de l'
année 1564, il fut concédé au lieu de Valleraugue par
année trois foires, celles de mai, de juillet ,celle de septembre
et un marché tous les lundis. |
Année 1564 |
| 23.05.1589 |
Lettre du Consul
du Vigan à ceux de Valleraugue, les invitant à venir au
Vigan le 29 may 1589 pour choisir quelqu'homme suffisant et capable pour
se rendre à Nismes et s' accorder ou se désaccorder dans
le procès contre le seigneur de Caissargues ( sans aucune indication
sur ce procès) et terminant par cette formule " Je vous baize
humblement les mains ". |
23.05.1589 |
| 02.08.1590 |
Quittance de 466 escus 40 sols
par Guilhomme de Constance commis du Roy, ayant son avènement à
la couronne, à la recette de ses anciens domaines de la Vicomté
de Creissels en Baronnie de Roquefeuil, à Pierre de Lapierre fermier
de la Baronnie de Meyrueis pour l' année 1589 pour l'entier paiement
de son affermement, outre les gaiges de Messieurs les Offi ciers de la
Baronnie et leurs dépenses. |
02.08.1590 |
| 04.01.1591 |
Dot de fille pauvre. D'ordre du Consistoire,
Jean de Lapierre, Consul, baillera à Marguerite Fesquette, pauvre
fille, trois livres pour aider à sa dot, en sus de son apport et
autres du Consistoire : de Vilette, pasteur, signé. |
04.01.1591 |
| 28.10.1592 |
Lettre des Consuls du Vigan
à ceux de Valleraugue pour leur recommander vivement le patron
Martin Mazelier qui est envoyé par Sa Grandeur à la montagne
de l' Espérou couper des boys pour rames à la Galère
de Sa Grandeur, ( sans aucune désignation de Sa Grandeur). |
28.10.1592 |
| Le nom | Origine | de l'an 1000 à 1500 | XVIIe | XVIIIe | XIXe | XXe | Source |
| 30.04.1604 |
Par ordre du
Consistoire, Pierre de Lapierre délivre à Pierre Laune,
fils de Valentin, trois livres pour subvention de son apprentissage. |
30.04.1604 |
| 14.04.1605 |
Fulcrand Bonnet,
maréchal, recoit de Pierre de Lapierre, surveillant de l' Eglise,
cinq livres pour aider à son mariage, d'ordre du Consistoire. |
14.04.1605 |
| 16.04.1605 |
Pierre de Lapierre,
premier Consul, charge Jean Martin, Jean Arnal, Estienne Servel, Pierre
dupont, Jean roye et Izac Martin d'aller à Anduze chercher des
piques pour Monseigneur le Gouverneur et les apporter au château
de Meyrueis pour le prix de dix-huit livres. |
16.04.1605 |
| 01.1610 |
En janvier 1610,
Louis de Cornely prit possession du Prieuré de l' Eglise de Valleraugue
mais en fut éviné quatre jours après par Pierre Ménard
nommé par l' Evêque. |
01.1610 |
| 29.07.1610 |
Les manants et
habitants sont cotizés à 117 livres 10 sols en vertu de
l' arrêt du Roy du 19 mars 1608 pour les gaiges de deux ans de Messire
Pierre Brun, docteur en médecine au Vigan |
29.07.1610 |
| 26.01.1614 |
Un acte du 26
janvier 1614 annonce la mise en vente du château de Valleraugue
avec une condition , que ne seraient pas compris dans la vente la Tour,
réservée à la détention des prisonniers, ni
les fossés réservés pour l' usage de la population. |
26.01.1614 |
| 20.12.1616 |
Une querelle
éclate ce jour-là sur la place publique au sujet des mérites
de la religion réformée entre deux groupes, l'un protestant
parmi lesquels Jehan de Lapierre, David Teulon, Pierre Teulon, Jehan Manuel,
l'autre catholique parmi lesquels Jean , Antoine et Thomas Serre. Après
les injures, on en vient aux coups; Jean Serre tombe mortellement frappé
et Antoine Serre blessé. |
20.12.1616 |
| 04.02.1617 |
Les Officiers
Royaux ordinaires de Valleraugue font une enquête à la suite
de l'affaire ci-dessus. Ce 4 février 1617 , une sentence condamnant
Jehan de Lapierre et David Teulon à mort, leurs bien acquis sont
confisqués au bénéfice du Roy, sauf quatre mille
livres réservés à la veuve Serre et cinq cents livres
à Antoine Serre; Jehan Manuel, à 10 ans de galère.
Jehan de Lapierre qui paraît avoie été le principal coupable, ne reparaît plus dans aucune pièce du procès, où il est qualifié de feu Jehan de Lapierre: il dût être exécuté ainsi que le laisse supposer une mention de paiement de cent livres effectué par son beau-frère Jehan de Bousquet entre les mains de Manuel, aubergiste, pour les frais et dépens, journées et vacations des archers venus faire exécuter l' arrêt. David Teulon fit appel du jugement en la chambre de l ' Edit à Castres, puis à celle de Grenoble; nous ne connaissons pas les résultats de ces appels. Manuel fut mis hors de cause par un nouvel arrêt du 9 avril 1619 . Le 22 août 1625, une transaction intervint entre Suzanne Boissonne qui s'était remariée avec Antoine Valdeyron, protestant, et ses beaux-frères Serre, et Jehan de Bousquet qui versa quatre cent cinquante livres aux frères Serre et mit fin à ce procès qui avait défrayé la chronique du pays pendant dix ans. |
04.02.1617 |
| 03.10.1617 |
Quittance à
noble Jehan de Bousquet de dix-sept livres pour prix de trente-deux livres
de metal pour faire la cloche; cette cloche devait être destinée
soit à la maison consulaire soit au lieu de Culte. |
03.10.1617 |
| 18.11.1617 |
Conseil de famille
: Un procès-verbal d' Izac Martin, sergent, nous apprend qu'à
la requête de Barthelemy Liron de la Bécède, tuteur
des enfants de feu Pierre Vivent, "estant sur la place publique il
a fait entendre à cry public et haulte voix qui voudrait nourrir
et entretenir Catherine Vivent agée de quatorze ans, au prix de
cent livres par an ; Pierre Vivent, agé de sept ans au même
prix, et David Vivent, agé de cinq ans à quatre-vingt livres,
habits non compris". aucune offre ne s'étant produite et pareille publication ayant été renouvelée vainement les 22 et 26 novembre 1617, le Conseil de famille décide de confier Catherine à quelqu' honneste demoiselle de Montpellier, de bonnes moeurs, Pierre à sa tante Pernette Vivent, femme Poujol, du Vigan, et que David, à cause de sa jeunesse, sera laissé à Pierre Liron. |
|
| 24.01.1624 |
Bail à
cheptel par Jehan de Bousquet à Jehan Randavel, de Malet, de quinze
bêtes à layne et huit chèvres pour trois ans, moyennant
la fournature tous les ans de quinze livres layne surge et vingt-cinq
livres fromage marchand. |
24.01.1624 |
| 25.10.1625 |
Liste de tous
les propriétaires par quartier de Valleraugue dans le compoix |
25.10.1625 |
| 24.01.1627 |
La Communauté
charge Jacques Nombrat de fondre la cloche du présent lieu au prix
de soixante livres et la fourniture du bois et du charbon. |
24.01.1627 |
| 28.01.1627 |
Plainte par Francois
Mallet appoticayre au Vigan que Jacques Joubert tient depuis trois ou
quatre ans boutique d' appoticayre à Vallerague sans avoir été
reçu mestre juré comme le portent les Edits et il demande
que défense d'exercer lui soit faite. |
28.01.1627 |
| 28.01.1627 |
Lettre de M.
Rouvière, procureur à Nismes, à M. De Bousquet, premier
Consul: " J'ai reçu celle qu'il vous a plu m'écrire, suivant laquelle j'ai donné requête à Monsieur le Vicaire Général à ce qu'il vous fasse fournir d'un prêtre pour faire le service divin en votre lieu conformément à la délibération que vous m'avez mandée: il m'a renvoyé à M. Le Préfet et celui ci m'a fait entendre que cela ne se pouvait pour le sieur Micaellis, prestre de Saint- Marcel. J'ai appris de M. Sarran qu'on vous baillera un aide prestre aux gages de trois ou quatre cents livres, qui fera son séjour ordinaire en votre lieu". |
28.01.1627 |
| 28.03.1627 |
Antoine Rudanel,
ministre réformé de la Salles , en Cévennes , abjure
la R.P.R. Et déclare " Je n'ay esté poussé à
ce changement si important et si considérable, par aucun motif
temporel, ains par les seuls efforts de ma consience". |
28.03.1627 |
| 26.09.1630 |
Gasparde Bouissonne
(Boisson), du Mas Gibert, se voyant en vieillesse et caducité,
destituée de moyens et commodités, pour se pouvoir entretenir
à cause de la grande disette et cherté de vivres qui est
dans cette province du Languedoc mesme et presqu'en tout le royaume de
France, causés par les guerres civiles, mortalité du peuple,
maladies contagieuses, infinités de maux qui sont passés depuis dix à douze ans et continuent tous les jours à cause de nos péchés qui ont attiré le courroux de nostre Dieu et Père sur nous, et d'ailleurs ne pouvant gagner sa vie à cause de sa caducité, noble Jehan de Bousquet lui avait souventes fois fourni et presté argent se montant à quarante livres de conste arrêté, laquelle somme elle n'a moyen de payer sans vendre du bien; l'ayant requis d'en prendre en payement ce qu'il aurait refusé. A cause de quoy elle en avait impettrée lettre de la Cour de M. Le Sénéchal de Nismes prétendant faire condamner le sieur de Bousquet d'en prendre au dire d'expert pour quarante livres. Sur quoy ledit sieur, considérant ledit procès avoir long trait, et touché de commisération, aurait consenti à se payer en fonds. Experts : Marc Carle, Fulcrand Mourgues et Jean Boisson. |
26.09.1630 |
| 24.01.1636 |
Protestation
de la Communauté contre une imposition de deux cent trente six
livres fixée par l'Intendant pour sa part des frais de démolition
des murailles et fortifications des villes d'Anduze, Sauve, Ganges, Sumène,
Le Vigan, Aulas, Meyrueis et autres villes de Sevennes, attendu qu'elle
a déjà payé cinq cents livres pour démolition
de celles de Sumène. |
24.01.1636 |
| 15.02.1636 |
Le Consul de
Lapierre annonce que le baron de Cauvisson a obtenu ordre du Roy de venir
loger pour former une compagnie de gens de guerre, ce qui fait craindre
que leur séjour se prolonge: un exprès lui est envoyé
à Marsillargues pour tâcher de s'entendre avec lui. |
15.02.1636 |
| 17.02.1636 |
Le baron de la
Fare, logé à Meyrueis, annonce qu'il descend à Sumène
et fera étape ici, ce qui est une grande incommodité, étant
donné qu'il y a plus de 250 chevaux ; un exprès lui est
envoyé pour le prier de changer d'itinéraire et, en cas
d'impossibilité, de faire descendre du blé par des mulatiers
pour la nourriture des gens de guerre. |
17.02.1636 |
| 13.03.1636 |
Le sieur de Gardies
de Gabriac annonce qu'il a obtenu un ordre de logement pour quinze jours
avec sa compagnie de gens de pied. Un exprès lui est envoyé
pour lui offrir deux cents livres, mais il ne veut rien entendre et arrive. Le même jour le Conseil vote deux cent quarante livres pour les envoyer au Maréchal de la Compagnie de M. D'Halluin afin d'éviter qu'il passe avec sa troupe à Valleraugue en allant à Florac etMarjevols |
13.03.1636 |
| 23.03.1636 |
M. De Gardies
ayant obtenu une prolongation de douze jours, un exprès est envoyé
au duc d' Halluin pour le prier de rétracter sa nouvelle ordonnance. |
23.03.1636 |
| 02.06.1636 |
Deux compagnies
de gens de pied de M. De Savignon viennent loger jusqu'à nouvel
ordre et ils se sont fait accompagner de dix mulatiers du Vigan pour porter
leurs armes, munitions et bagages; un exprès est envoyé
au Gouverneur pour leur délogement. |
02.06.1636 |
| 12.06.1636 |
Le syndic des
habitants d' Ardaillers vient exposer que M. De Terondel est venu loger
avec sa compagnie et, comme les soldats pourraient commettre des violences
et désordres, il prie le Consul de venir, accompagné de
dix ou douze des principaux habitants pour parler aux Officiers et éviter
des désordres. |
12.06.1636 |
| 14.09.1636 |
Le baron de Ganges
obtient l'ordre de loger avec cent soldats francais pendant douze jours,
M. De Bousquet lui est député pour obtenir de faire nourrir
ses soldats à Ganges aux frais de Valleraugue. M. De Bousquet rapporte
l'accord moyennant versement de cinq cents livres. |
14.09.1636 |
| 16.09.1636 |
La Communauté
est imposée pour quatre-vingts livres pour le logement au Vigan
des chevaux-légers du baron de Poujols. Cette somme n'ayant pas
été payée, un cavalier, assisté d'un sergent
et de quatre soldats, vint faire des executions et se logea chez Jacques
Issert. Ils sont aussitôt payés et repartirent. |
16.09.1636 |
| 09.11.1636 |
La Compagnie
de M. D'Aiguillon arrive avec cent soldats francais de pied pour y rester
jusqu-à nouvel ordre. M. De Lapierre leur délivre des billettes
de logement et fait marché avec Thérond, pour l' étape
du Capitaine et de l'enseigne à huit livres, et pour les dépenses
de bouche du lieutenant et de sa suite à six livres par jour. |
09.11.1636 |
| 16.12.1636 |
La Communauté
voulant offrir à M. Valat, gouverneur du château de Montferrand
un sanglier, envoie vingt chasseurs qui tuent un beau sanglier et le lui
expédie par Michel Toureille, mulatier; coût de la chasse
et du transport: quarante six livres. |
16.12.1636 |
| 04.01.1637 |
M. De Puechredon
est député auprès du viguier du Vigan, M. De Camprieux,
pour permettre à la Communauté de nommer un premier consul
protestant, attendu qu'il ne se trouve aucun catholique" idoyne à
cette fonction". Refus du viguier qui nomme un catholique, Massal
Fesquet, qui d'après la monographie de l' abbé Fesquet,
se révéla " administrateur parfaite ment idoyne".
Or, il y deux actes, l'un dressé par Me Carles, notaire, le 20
avril 1637 , et l'autre par Me Liron le 24 avril 1637, où comparaissent
les deux consuls Massal Fesquet et de Bousquet et dans lesquels"
Massal fesquet, premier consul, déclare être illettré"
! |
04.01.1637 |
| 17.02.1638 |
Il résulte
d'un petit dossier qu'Anne de Roye de Ledignan, abbesse du Monastère
de Sainte Claire à Alès, possédait sur la mlontagne
de l' Aigoual la métairie de Fons qu'elle afferma, le 17 février
1638 au 16 septembre 1645, à M. De Bousquet, moyennant la fourniture
annuelle de deux-cent-soixante-dix livres de fromages livrables au monastère
d' Alès. |
17.02.1638 |
| 22.09.1641 |
Achat du terrain
de M. Desperiès au prix de 1200 livres pour y construire un temple.
Laquel le somme sut imposée sur les habitants du lieu et paroisse,
faisant profession de la Religion Prétendue Réformée. |
22.09.1641 |
| 23.02.1644 |
Le devis pour
la construction du temple est présenté au Conseil. Le dit
temple aura six cannes quatre pans de largeur; de longueur, tout l' espace
acheté du sieur Desperiès; et de la hauteur de celui qui
jadis a servi de "temple," de l'église, sans doute. |
23.02.1644 |
| 03.07.1645 |
Bail de la boucherie
à Jean Journet et Antoine Nadal qui doivent la tenir pourvue de
mouton et de seize deniers la livre de brebis, chèvre, bouc et
boeuf. |
03.07.1645 |
| 07.12.1645 |
Lettre du duc
d' Arpajon aux consuls les priant de lui faire le plaisir de lui envoyer
du plant des raisins qu'on lui avait envoyés, ensemble de celui
dit Muscat et des raisins de Corinthe au temps qu'il faudra couper ces
plants. |
07.12.1645 |
| Année 1645 |
Etat des dépenses
effectuées par Jehan de Bousquet, premier consul, où il
est relevé les suivantes: Avoir payé à Jacques Journet trois livres dix sols pour un présent de truites à M. De Rajols suivant les coutumes; à Marie de Lapierre, deux livres un sol pour dépenses faites dans son logis par M. Surville, Ministre du Vigan, à Jacques Issert, trois livres pour aller chercher à St André M. Roussel, ministre pour prescher; à un homme envoyé par le duc d'Arpajon pour empêcher que dans ses terres on ne fasse aucune levée de gens de guerre: une livre ; à Pierre Ayral du Cros: une livre douze sols pour aller chercher à Saint Hippolyte un ministre pour nous donner la Cène à Nouel; avoir payé huit livres pour le pain et le vin de quatre Cènes. |
Année 1645 |
| 01.05.1646 |
Pierre Liron,
sieur de la Bécède, appelle le Consul de Bousquet devant
Me Liron, notaire, pour lui dire qu'on vient de le nommer collecteur des
tailles pour l'année courante. Pierre Liron proteste d'abord parce
qu'il est mineur de moins de vingt-cinq ans, puis qu'il n'est pas héritier
de son père, sa mère ne lui ayant pas encore rendu l'héritage,
et enfin "qu'il est sei gneur de la Bécède et comme
tel il faut nécessairement qu'il aille à la guerre pour
le service du Roy notre sire tant ainsi que le font les autres gentilhommes
et nobles de la Province". |
01.05.1646 |
| 1645 - 1646 |
Enlèvement
des neiges bloquant la route de l' Espérou et empêchant les
mulatiers de descen dre le blé à Valleraugue : quatre reçus
des 17 mars et 6 novembre 1645, 3mars et 4 avril 1646 ce dernier reçu
mentionne qu'à trois reprises quatre hommes sont montés
pour ouvrir un passage. |
1645 - 1646 |
| 23.09.1646 |
Ordre du Consistoire
de payer à Pierre Brouzet, marchand, cinq livres quinze sols pour
les suaires des pauvres |
23.09.1646 |
| 07.07.1646 |
Précautions
contre la peste: Louis de Bousquet, consul, expose à la Communauté
que plusieurs villes et lieux du Languedoc sont affligés de la
contagion ou peste, ce qui a donné lieu à plusieurs habitants
de ces villes de se retirer au présent pays des Sevennes: en outre
beaucoup de personnes d'ici sont allées couper les blés
et qu'il est à craindre qu'elles ne s'en viennent à leurs
maisons sans billet de santé; attendu que la mort y est en plusieurs
parts, et qu'il est nécessaire d'établir dès demain
la garde de santé aux passages et de créer un Capitaine
de santé et lui soit donné tous pleins pouvoirs pour commander
la garde et la constraindre à faire guet et garde aux endroits
qu'il dira. Sur quoi nomination est faite de Jacques de Lapierre à qui il est accordé six livres par mois ainsi que tous les droits sur les billets qu'il expédiera. |
07.07.1646 |
| 02.01.1649 |
Les consuls Jean
de Laporte et noble Pierre Liron, sieur de la Bécède, se
réunirent avec le conseil tout entier, sous la présidence
de M. Liron, juge royal, pour procéder à "la dresse
des dettes deubs par la Communauté ; le total se porta à
la somme de 44.933 livres, 10 sols et dix deniers ". C'était une forte somme pour l' époque. |
02.01.1649 |
| 23.08.1658 |
Prix fait pour
la construction d'un Pont ou Ave sur l'Hérault droit comme va la
rue entre la chenevière de Jean Salles et le jardin de Jacques
Angliviel, trois piliers à chaux et sable, de hauteur de quatorze
pans , de largeur de dix pans, et d'épaisseur de nuit pans, le
tout bien maçonné pour soutenir les poutres du pont. |
23.08.1658 |
| 19.10.1659 |
Le sieur de Coularou,
consul se plaint que la jeunesse se livre à la débauche,
et aux palottes et autres mauvaises introductions et que le consistoire
et tous les bons habitants doivent empêcher que ces inconvenances,
se commettent dans le lieu et paroisse de Valleraugue. |
19.10.1659 |
| 29.01.1662 |
Les consuls se
plaignent qu'il se commet encore au présent lieu et paroisse, maléfices
et faussetés, faux témoignages, larcins, levée de
palottes, et autres exès à l'escandale du public , à
la foule de la veuve et de l'horphelin. |
29.01.1662 |
| 19.05.1662 |
Margueritte Bataille
a accouché dans une étable de Pierre Teulon , a étranglé
son enfant et l'' a caché dans le fumier. Arrêtée
par la justice et les officiers du présent lieu, elle a été
conduite prisonnière à toulouse pour y être exécutée. |
19.05.1662 |
| 10.01.1665 |
Installation
des nouveaux Consuls, André Martin, de la Valette, premier consul
catholique illéttré et Louis de Bousquet, de Puechredon,
qui ont prêté serment, André Martin la main posée
sur les Saints-Evangiles, Louis de Bousquet la main levée à
Dieu, et ont promis estre fidèles à leur Prince, estendre
leur main secourable à la veuve et l'orphelin, à les défendre
et protéger contre les violences et linjustice de ceux qui les voudraient opprimer. M. Barbut juge les a recus et installés dans leur charge. |
10.01.1665 |
| 29.04.1665 24.05.1665 07.06.1665 |
Nombreuses plaintes
portées au Consistoire contre le pasteur Vincent qui s' absente
trop souvent sans en prévenir la Compagnie, laissant les malades
ayant besoin de consolations et entr'autres la femme du sieur Laune qui
est en danger et à l'agonie de la mort. Sur les reproches qui lui en furent faits, M. Vincent aurait déclaré que la femme Laune n'avait été que trop consolée, mais devant le Consistoire, il fit amende honorable et confessa qu'il avait le caractère un peu violent, que son intention n'était pas de dire que la femme Laune n'avait été que trop consolée, mais qu'il y était allé souventes fois et que le sieur Laune le payait d'ingratitude, et que malgré les mauvais traitements qui lui étaient faits il voulait se comporter comme un vrai fidèle, rendant à un chacun de ceux qui l'ont choqué bien pour mal, dilection au lieu de hayne quand les occasions s'en présenteront. |
29.04.1665 24.05.1665 07.06.1665 |
| 07.06.1665 |
Brouzet, marchand,
demande qu'il soit couché dans les actes que le samedi, veille
de la Pentecôte, en pleine rue, M. Le pasteur Vincent tirait au
blanc au pistolet, ayant même perdu deux quarts d'escus avec le
sieur Carles, scandalisant beaucoup de personnes qui trouvaient étrange
qu'il s'exerçat au pistolet au lieu de préparer son presche
pour le lendemain. |
07.06.1665 |
| 17.06.1665 |
M. Thérond,
ancien, se plaint que dimanche dernier après le presche, M. Vincent
aurait arrêté le peuple avant de descendre de chaire , et
lui aurait exposé qu'il avait beaucoup d'ennemis dans le Consistoire,
et il a requis le peuple de délibérer sur la continuation
ou la descharge de son ministère; le Consistoire donne acte à
M. Thérond de sa plainte. |
17.06.1665 |
| 24.08.1665 |
Remerciements
du baron de Pourcarès pour les charges de vin envoyées par
les consuls. |
24.08.1665 |
| 30.11.1665 |
Remerciements
du viguier du duc d'Arpajon pour les quatre charges de châtaignes
demi - dauphinenques demi-Gênes, envoyées au duc et à
sa fille, Mme de Séverac qui sont partis le 25 octobre 1665 pour
la Cour. |
30.11.1665 |
| 28.06.1669 |
Antoine Caulet
du présent lieu de Valleraugue étant dans le dessein de
faire faire une glacière, s'est obligé à l'avoir
faite pour la saison prochaine et tenir toujours bureau de glace moyennant
trois deniers par livre, à la condition qu'il ne sera permis à
personne autre de faire une glacière ................ Accepté. |
28.06.1669 |
| 30.03.1672 |
Valleraugue ne
vivait pas isolée des autres localités, un service postal
rudimentaire d'abord mais qui s'améliorait insensiblement. Le 30
mars 1672, le premier consul affirmait la nécessité de rétablir
le messager ordinaire pour le profit et utilité de la Communauté,
le sieur Nissel de Sumène se voulant obliger d'être au présent
lieu, tous les jeudis de la semaine pour rendre et prendre toutes les
lettres et dépêches pour Toloze, Castelnaudary, Montpellier,
Nismes et autres lieux et villes et laisser la Gazette des Nouvelles,
moyennant la somme de 25 livres, toutes les années. Accepté. |
30.03.1672 |
| 20.06.1672 |
Délibération
de la Communauté maintenant les gaîges annuels de cent cinquante
livres au sieur Goudet, médecin de Valleraugue, après avoir
considéré l'utilité et profit qu'il rend à
la Communauté. |
20.06.1672 |
| 17.12.1676 |
Quittance de
trente sols par Teulon et Valdeyron pour avoir coupé la glace de
la Fontaine devant l' Eglise. Il ne pouvait s'agir en ce quartier que
de la source du Serre, au dessous de la maison Ribard et qui avait dû
être amenée par une canalisation : il est à présumer
que le débit de la source fut trouvé insuffisant et que
la canalisation ne fut de moins en moins entretenue et disparut peu à
peu. |
17.12.1676 |
| 04.06.1681 |
Prix fait donné
à Daniel Forfait "Horloger de Genève" pour accomoder
l'horloge, revoir les grandes roues des minutes, les pignons de la roue
de rencontre, nettoyer et mettre le tout en état pour vingt et
une livres. |
04.06.1681 |
| 18.10.1683 |
Autorisation
par les habitants de la Valette d'emprunter 130 livres, par ceux du mas
Gibert et du mas Miquel d'emprunter 334 livres et par ceux de Malet telle
somme que besoin sera pour la quotité à leur charge de l'
entretien des dragons du Roy logés à Valleraugue. |
18.10.1683 |
| 29.12.1684 |
Délibération
exposant qu'à cause de la misère du pays et de la foule
de gens de guerre logés à Valleraugue les gages du ministre
Combes et du chantre Lapierre ne purent être payés; une imposition
de 550 livres sera établie sur ceux de cette religion. |
29.12.1684 |
| 14.01.1685 |
Une délibération
sur la question des écoles a eu lieu ce jour. Le lieu de Valleraugue
se trouve composé de plus de huit cents familles, parmi lesquelles
il y en a plusieurs qui font profession de la religion catholique , lesquelles
jusqu'à présent n'ont jamais eu aucune école, pour
enseigner leur enfants à lire et à escrire, et à
leur donner une bonne éducation et les premiers principes de la
religion romaine. Sans doute les religionnaires ont des écoles, mais les enfants catholiques y tireraient des principes pernicieux et contraires à la foi traditionnelle. L' Eglise accéda à cette question par l'intermédiaire de son représentant le plus autorisé. |
14.01.1685 |
| 23.06.1685 |
Assignation pour
paiement de 72 livres pour prix de douze pains de sucre pesant 51 livres,
vingt livres de dragées assorties , le tout à douze sols,
de vingt livres d'escorces de citrons à vingt sols, et divers autres
objets, est donné à M. D'Espéries, syndic de la R.P.R
à qui avaient été destinés ces produits. |
23.06.1685 |
| 22.10.1685 |
Arrivée
de deux Compagnies du régiment de Firmacon avec chevaux et bagages.
Ils logèrent pendant un mois chez les habitants, qui recurent du
receveur et payeur des troupes " six sols pour chaque dragon et par
jour . Les consuls achetèrent à l' Espérou le foin
et l' avoine nécessaire aux chevaux, l'avoine à raison de
14 sols la carte mesure du présent lieu, et le foin à 26
sols le quintal " . |
22.10.1685 |
| 26.10.1685 |
Ordre par les
Consuls à Jean et Guilhaume Pagès de l' Espérou de
fabriquer et envoyer quatre rateliers pour les chevaux des dragons,avec,
au dos de l'ordre, le montant de la dépense s"élevant
à dix livres. |
26.10.1685 |
| 10.11.1685 |
Violences et
intimidations avec armes pour faire abjurer les protestants non convertis. |
10.11.1685 |
| 18.02.1686 |
Mise aux enchères
de la démolition du temple de Valleraugue construit en 1645 . Messieurs
Pierre Teulon, Izac Randon, François Teulon et Jacques Berthezenne
se chargèrent de sa démolition. |
18.02.1686 |
| 03.04.1686 |
Plainte de la
Communauté pour les charges qu'elle avait à subir; elle
se prévalait d' avoir fait son devoir, d'être attaché
au Roy, et, vu la grande misère, réclamait le délogement
de la compagnie de dragons qui était au présent lieu. |
03.04.1686 |
| 23.11.1686 |
La nouvelle se
répand comme une trainée de poudre, qu'un dragon aurait
été assassiné au mas Carle, et son corps aurait été
jeté dans la rivière pour faire croire à un accident. Le commandant M. De Villemoulin furieux, veut passer au fil de l'épée tous les suspects. Le pays est terrifié; les gens ont l'air consterné, ils font à M. De Villemoulin des protestations de déplaisir, ils rechercheront les coupables aux frais de la Communauté, et les lui améneront. Effectivement le lendemain, on conduit les meurtriers au corps de garde. Ce sont les sieurs Pomaret et Campredon, on les dirige, peu après, sur Nimes, où ils seront exécutés. La garnison fut renforcée et deux nouvelles compagnies de dragons arrivèrent au présent lieu. |
23.11.1686 |
| 24.01.1688 | Interrogatoires et réponses du Procès de David Bertézène, cardeur de Valleraugue, prédicant, arrété lors d'une assemblée à Saint Martin de Corconac. | Suite |
| 12.11.1694 |
Extrait d'un
inventaire du mobilier d'un bourgeois, Jean Laune , dressé après
son décès par M.Barbut, juge. Table noyer avec les pieds
tournés, souflets et pelles à feu, châlit de bois
noyer avec un lict de cadix feuille morte monté de sept pièces
avec sa courtine, couette de plumes, traversin,paillasse,paire de draps
toile maison,une douzaine de fauteuils noyer tourné,six chaises,un
miroir avec cadre bois olivier,un grand garde robe châtaignier à
deux battants contenant cinq draps toile maison,les habits,hardes,et linge
de la demoiselle de Caulet , sa veuve,un plat estain, six couteaux, quelques
pots en terre,un deshabilloir bois de noyer fermant à clef,contenant
un grand bassin d'estain fin, deux trébuchets, un louis d'un escu,six cuillers argent ayant cousté cinquante-cinq livres........ |
12.11.1694 |
| 06.11.1695 |
Arrivée
d'un détachement d' infanterie qui vient à Valleraugue tenir
son quartier d' hiver. Les Communautés de la Rouvière, de Saint André de Majecoules,de Mandagout, d' Arrigas sont données pour aides à la présente communauté qui devra acheter des lits et de la toile pour faire des draps. Dorénavant la retraite sonnera à 9 heures du soir, puis des patrouilles suivront, faites par M. Fesquet consul et les soldats. Quiconque se trouvera dans les rues, après la retraite sera mis an prison. |
06.11.1695 |
| 17.08.1697 |
Déluge
des eaux: Valleraugue a souffert à de très nombreuses reprises
des débordements de l'Hérault et du Clarou:celui de 1697
fut un des plus désastreux et est resté dans la mémoire
des hommes sous ce nom de déluge des eaux. "Le 17 août vers cinq à six heures du soir et sans qu'il est casi plu dans ce lieu, l'Hérault, le Clarou et tous les ruisseaux avaient commencé à déborder et continuèrent de le faire jusqu'à minuit; tous les ponts furent emportés jusqu'à Pont-d'Hérault, sauf le pont de la Confrérie,ainsi que les moulins et jardins en bordure. La rivière suivait le Barry de la Fontaine y déposant arbres et poutres; la maison de Jean Pomaret où il y avait 3 enfants dedans fut écroulée mais les enfants sauvés. Les rivières se joignirent devant la maison Valdeyron (emplacement du Temple actuel) emportant les maisons, moulins et écluses du consul Fesquet; heureusement que le coffre contenant tous les papiers de la Communauté ne fut pas emporté. La chaussée des moulins de la Bécède fut emportée, heureusement pour la ville basse qui fut emportée avec quarante sétérées de terre sans qu'il y ait eu de rivière proche et il ne resta à cet endroit que des rochers, à tel point que son propriétaire, Jean Carles, ne put en reconnaître l'emplacement". |
17.08.1697 |
| Le nom | Origine | de l'an 1000 à 1500 | XVIIe | XVIIIe | XIXe | XXe | Source |
| 26.08.1705 |
Valleraugue faisait
dans les bonnes années, une exportation considérable de
chataîgnes. Aussi le 26 août 1705, la Commune était
sommée de contribuer pour une bonne part à la cons truction
du Pont d' Hérault , vu qu'il lui sert au débit de ses chataîgnes
et de ses pommes. |
26.08.1705 |
| 26.09.1707 |
La communauté
vote 115 livres pour remplacer la palissade à l'entrée de
la Place par une grande muraille à chaux et sable pour mieux fortifier
les casernes |
26.09.1707 |
| 27.10.1709 |
Par devant Mejanel
procureur et maire perpétuel de la Communauté, par le sieur
Terond, consul a été exposé que depuis quelques jours,
il arrive un grand nombre de pauvres étrangers qui viennent des
d' Auvergne et de Rouergue au présent lieu, en telle sorte que
leur grand nombre retranche les aumônes des pauvres du dit lieu;
que d'ailleurs il est dangereux que si l'on n'arrête pas le cours de l'arrivée des dits pauvres , ils ne portent au dit lieu, quelque maladie contagieuse qui pourrait avoir des suites très facheuses et que donc, il est nécessaire d'établir un archer qui empêche que les dits pauvres entrent au présent lieu jusqu'au jour de la St Jean prochain. |
27.10.1709 |
| Année 1711 |
L' Inspecteur
Général des Manufactures du Bas - Languedoc venait à
Valleraugue et rappelait sévèrement les ordonnances publiées
pour la confection des étoffes au sujet de la largeur et qualité
des laines employées, menaçant les fraudeurs des peines
les plus graves. Néanmoins , la fraude se produisait quelquefois; |
Année 1711 |
| 14.06.1714 |
M. Térond
, consul , propose le 14 juin qu'il y a dans le présent lieu plusieurs
marchands qui font filer de la soie, et qui sans aucune permission, entreprennent
de leur autorité de faire construire des fourneaux dans les rues,
à l'effet de faire filer la soie; ce qui cause des d'insupportables
puanteurs et beaucoup de maladies. Il faut donc faire défense de
filer sur la voie publique à peine de vingt cinq livres d' amende. |
14.06.1714 |
| 23.09.1720 |
Objet de délibérations
du Conseil, on voulait un pain qui ne laissat rien à désirer,
on veillait au poids du pain. Le 23 septembre 1720, on blâme les
boulangers, qui abusent de la misère des pauvres gens qui ne peuvent
pas acheter du blé et cuire , et sont obligés d' acheter
les pains 2 sols et même 3, et qui ne font pas le poids. Dorénavant,
ils vendront le pain à livre , suivant les taux qui en seront faits par la police, eu égard aux prix du blé. |
23.09.1720 |
| 22.05.1729 |
Défense
est faite à tous les boulangers de Valleraugue, d'exposer en vente
aucun pain blanc ni autre, qui ne soit pesé, ni à plus haut
prix qu ceux qui sont réglés et publiés, un jour
de chaque semaine; à peine de confiscation et amende. |
22.05.1729 |
| 30.06.1747 |
L' inspecteur
des manufactures au département de Nismes , M. Reveroux, visite
les filatures des sieurs François Mejan et Jean Bertrand. Il trouve
plusieurs tours travaillant en brame appelée d' Alais, dont le
brin était composé indistinctement et pèle-mèle
de bons cocons et de doubles et autres, ce qui produisait une soie bouchoneuse
et très chargée, contre les disposi- tions de l' arrêt de 1707. en conséquence, dit le procès-verbal, avons sommé les susdits de se rendre ce jourd'hui à 5 heures de relevée, chez M. Le Maire de Valleraugue pour s'expliquer. Sieur Mejan est condamné à une amende de vingt livres et sieur Bertrand , attendu son extrême pauvreté reconnue, à la confiscation de la flotte trouvée qui sera brûlée en place publique |
30.06.1747 |
| 02.07.1750 |
Par devant le
maire et les consuls, a comparu le sieur Revenoux , laquel nous a remis
le verbal dont la teneur suit: L' an 1750 et le 1er juillet, M. François
Revenoux, inspecteur des manufactures, procédant à la visite
des tirages de soie de Valleraugue, assisté du sieur Nadal garde
visiteur et auneur des manufactures dudit lieu, serions entré sur
les cinq à six heures du soir, dans celui du sieur François
Mejan composé de trois tours tournant, auprès de deux desquels
nous nous sommes approché, et nous nous sommes paerçu que
la fileuse de l'un et la fileuse de l' autre, avaient mis à part
dans le panier qui contenait les cocons triés, un nombre de cocons
choisis destinés à terminer la flotte qui se formait sur
le tour, de quoi le dit propriétaire présent n'a pu disconvenir,
et s'est retranché à soutenir que ce n'était pas
de son ordre. De là nous nous sommes transportés dans la maison du dit sieur Méjan où nous étant fait représenter plusieurs échevaux de soie de la filature, nous avons reconnu que le dessus des flottes quoique assez conforme pour la grosseur du brin avec le centre, était cependant d'une soie plus brillante et plus nette.; c'est donc un truc. Vingt livres d' amende et saisie de cinq flottes . |
02.07.1750 |
| Année 1752 |
La feuille de
mûrier se vend trois livres le quintal |
Année 1752 |
| 05.12.1758 |
Lettre du Maire
, M. De Boyslève de Chambellan à l' Intendant. "M. L'Intendant, je recus jeudi passé vos ordres par huissier pour une convocation sous huitaine d'une Assemblée de mon conseil politique renforcé de vingt des principaux habitants et contribuables, pour débattre sur une requête des nommés Chabal et Gavanon qui me fut en même temps signifiée. J'eus tout liru d' être surpris à la lecture de cette pièce; j'y vis que ces deux requérants avaient fait auprès de vous d'une affaire privée entr'eux, une affaire de Communauté. Ils y accusent, avec une témérité intolérable, le magistrat et son Conseil d'avoir connivé à une usurpation de terrain quoique cette affaire n'ait jamais été mise en délibération." "Il est bien fâcheux, pour un homme de mon état, de mon âge, de ma naissance, qui voulut bien, cédant aux prières d'une Communauté, accepter un emploi si fort au-dessous de lui,il est bien fâcheux, dis-je, de se voir calommier par deux artisans auprès d'un magistrat si respectable que vous l'êtes;je ne vous prie pas, Monsieur de les punir de ce procédé, mais je me flatte que vous les trouverez punissables." "Permettez-moi de vous faire observer,Monsieur, que le succès qu'ils ont eu est d'un dangereux exemple: il ne tiendrait donc qu'à un boucher, un tailleur, de faire les plus durs affronts au Conseil le plus sage, de troubler l'ordre accoutumé, d'associer à ces notables distingués par leurs services, leurs mérites ou leurs richesses, vingt artisans illétrés ou vingt paysans grossiers , d'ameuter , de diviser la Communauté auparavant la plus unie et la plus tranquille, d'établir pour juges des affaires municipales des laboureurs incapables d'opiner, en un mot de former une espèce de République et même d' anarchie." "Quoique j'aimasse mieux conduire un bataillon qu'une communauté, quoique mon métier soit de donner des ordres à des soldats et non des conseils à un corps de Ville, cependant j'ai assez de connaissance de l'état de cette Communauté pour juger que la convocation que vous m'avez adressée ne peut avoir une heureuse issue: tout perclus que je sois par mes rhumatismes et mes blessures, je m'y ferai porter afin que tout se passe dans un esprit de paix................ |
05.12.1758 |
| Avril 1768 |
Choix d'un éducateur
: MM de Fenouillet,Nadal,de Bousquet,Berthezenne,Martin et Pieyre, voulant
faire donner une bonne instruction à leurs enfants portent leur
choix sur M.Bernaben après autorisation de Monsieur l' Evêque |
Avril 1768 |
| 16.12.1770 |
Autorisation par
le Roy à Pierre et Marie Salles; mariés, avancés
en âge de faire donation de tous leurs biens à Louis Salles, leur fils, ce qu'ils ne pouvaient faire sans la permission de sa Majesté, étant donné qu'ils sont issus de parents ayant professé la Religion Prétendue Réformée. |
16.12.1770 |
| 01.11.1778 |
Délibération
du Conseil ayant pour objet d'élargir le lit de la rivière
en un point où le confluent de deux torrents dont l'un tombe sur
l'autre à angle droit, force les eaux par l'étranglement
et la sinuosité du lit, dans les grandes crues, à un regonflement
qui, comme l'a prouvé l'expérience, peut causer de cruels
dommages. |
01.11.1778 |
| 23.07.1782 |
Grand émoi
au presbytère de Valleraugue, dans le voisinage, M. Cavalier curé
de la paroisse court chez le Maire, lui annonce que la maison curiale
où il habite menace ruine, et qu'il lui faut, tout de suite, un
logement pour se mettre en sécurité. La facade sud se détache
du bâti ment et va s'effrondrer sur la maison qui est en face. On installe le curé aux casernes vacantes depuis une douzaine d' années. |
23.07.1782 |
| 21.08.1788 |
Lettre de . Pagézy-Bourdeilhac
, de St André de Valborgne, à son cousin de Bousquet, pour
l'informer qu'il a écrit à M. Augier, Lieutenant-général
du Grand Baillage de Nimes, pour le prier de faire une tournée
dans le pays pour inviter les Protestants à se présenter
devant le curé pour faire enregistrer leurs mariages antérieurs
à l' édit de novembre 1787 afin de régulariser leur
état-civil et lui communiquer la réponse de M. Augier, qui
viendra très prochainement faire cette tournée, sur l'invitation
du Garde des Sceaux |
21.08.1788 |
| 16.05.1789 |
Vente par antoine
Lamouroux à Marie Nadal, épouse Jacques aurès, d'un
métier à faire les bas de soie au prix de cinq-cent-cinquante
livres. |
16.05.1789 |
| 27.09.1789 |
Le conseil politique
prend le titre de Conseil de Ville et le 4 novembre de Conseil Municipal. Cest ce même jour que le conseil Municipal décide qu'il est prudent de créer une milice bourgeoise et , le 8, il se renforce du bureau de police et de six notables : l' abbé Relin , Brouzet médecin, de Boylesve, Angliviel, avocat, Fesquet bachelier et Pierre Teulon négociant. |
27.09.1789 |
| 29.11.1789 |
La milice bourgeoise
est constituée sous le commandement de Henri de Bousquet , fils
d'ancien officier, Dumont capitaine et Nadal lieutenant, et prête
le 29 novembre sur la place publique le serment d'être fidèle
à la Nation, au Roy et à la Loi. |
29.11.1789 |
| 29.10.1792 | Election du conseil général de la commune de Valleraugue. Jean Pieyre, homme de loi, est élu pour recevoir les actes destinés à constater la nissance, les mariages et le décès des citoyens. |
29.10.1792 |
| 28.05.1793 |
Réquisition
pour faire partir au jour pour Meyrueis la Compagnie des grenadiers du
bataillon |
28.05.1793 |
| 29.05.1793 |
Réquisition
aux commandants des bataillons de St André de Majencoules et de
Notre Dame de la Rouvière de commander une garde de douze hommes
dont sept de St André et cinq de la Rouvière, pour se rendre
à sept heures du soir à Valleraugue; cette garde sera renouvelée
toutes les vingt-quatre heures jusqu'à nouvel ordre |
29.05.1793 |
| 11.06.1793 |
Réquisition
aux Chefs des bataillons de St André et de Valleraugue de faire
passer avec célérité une lettre à Florac au
représentant du peuple Fabre, le moindre retard pouvant devenir
funeste à la chose publique; en marge il est indiqué que
l'ordonnance, partie du Vigan à deux heures du matin, arriva à
six heures à St André; qu'un autre soldat l' apporta à
Valleraugue à huit heures et demie et fut remplacé par un
autre qui partit à neuf heures pour Florac. |
11.06.1793 |
| 13.07.1793 |
Ordre d'envoyer
un détachement de vingt hommes le lendemain pour assister au Vigan
à la fédération ordonnée par la loi. |
13.07.1793 |
| 8.08.1793 |
Ordre de rassembler
sur la place publique, le dix août, le bataillon en armes pour célébrer
la fête Civique |
8.08.1793 |
| 14.08.1793 |
Ordre de rassembler
sur la place, le lendemain à dix heures du matin, tous les citoyens
gardes nationaux depuis l'âge de seize ans jusqu'à celui
de trente-huit ans. |
14.08.1793 |
| 11.09.1793 |
Ordre d'avertir
les citoyens dont les noms suivent de se rendre d'ici demain matin au
plus tard au Vigan pour partir avec leur Compagnie : Teulon cadet , de la Pieyre Nouguier , fils, de la Pieyre - Louis , son domestique David , domestique de Grail Jean-Louis, domestique de Nadal , de Randavel Jean Bouscarel, du Villaret Pierre Soulier, serrurier Pierre Salles Marcelin - Olivier Puech - Jean Teulon - Avesque - Pierre Salles, porteur Maurice Mejean - Louis Barral - Gressenti - F. Lacour, ainé - Pierre Lapierre. |
11.09.1793 |
| Le nom | Origine | de l'an 1000 à 1500 | XVIIe | XVIIIe | XIXe | XXe | Source |
| Année 1805 |
Recensement de la population : 3381 habitants, La Ville 1090 protestants 532 catholiques Les Salles 231 6 Ardaillers 364 78 Taleyrac et Val 274 66 Cros-Pieyre 290 9 Malet 306 36 Espérou 36 63 |
Année 1805 |
| 15.08.1806 |
Devenue "temple
" de la Raison pendant la Révolution, l' Eglise de Valleraugue
attendra une dizaine d'années , soit en 1802 pour que M. Clément
Darde mis fin à son " veuvage.Une lettre de l' abbé
Salendres au Maire de Valleraugue nous permets de conjecturer l' état
de pauvreté et de délabrement de l' Edifice. " Monsieur , j' apprends que pour vous conformer au décret impérial du 19 février dernier ,vous disposiez à assister , le 15 août, aux solennités de la saint Napoléon. Je vous félicite. Toutefois, je dois vous observer que l' église est dépourvue de chaises. Je veux bien en mettre deux ou trois des miennes à votre disposition, mais c'est tout ce qu'il m'est possible de faire. Je laisse aux membres du conseil qui vous accompagneront, le soin de se procurer des sièges .... |
15.08.1806 |
| 17.08.1810 |
M. Scipion
Chabal, procureur-fondé de M. Jacques Nadal, receveur d'enregistrement
à Saint Gilles, fit vente, au profit de la commune de Valleraugue
à M. François Teulon, avocat et maire de la dite commune,stipulant
et acceptant pour elle, d'après l'autorisation à lui
donnée par sa Majesté l' Empereur, de partie d'une pièce
de terre, complantée de mûriers, appelée le champ
de la Peyre, quartier des Hortes, de contenance de neuf arres, 86
centiares. Le dit terrain destiné à la construction
d'un temple. |
17.08.1810 |
| 18.08.1810 |
Traité
entre M. De Bousquet et le docteur Raynaud, qui s'engage à
donner des soins à M. De bousquet et à sa famille pendant
trois ans au prix de trente francs par an. |
18.08.1810 |
| 07.12.1817 |
Ecole d' enseignement
mutuel. Une Société se forme , composée d'une
quarantaine de personnes, pour établir une école d'enseignement
mutuel; Cent-quarante enfants sont inscrits dont quarante-quatre indigents.
Deux instituteurs, MM. Géminard et Estable sont choisis; une
salle de classe est construite , après plusieurs déboires
, elle est enfin ouverte le 3 mai 1818 avec cent-soixante-cinq enfants
divisés en huit classes. a la première distribution de prix , nous trouvons : Francois Guilhaumenc - Gaston Teissier de l' Hubac - Scipion Mouizard - Scipion Valdeyron - Frédéric Mourgues - Maurice Teulon, de Randavel - Antoine Ruas et Francois Martin, du Cros - Edouard Ribard et Ferdinand Salles du Mas Méjean - Francois Salles, du Monna - Louis Carle et Jean Mejanel fils de Baricot cadet - Armand de Quatrefages et Ferdinand Teulon la Tour. |
07.12.1817 |
| 07.06.1835 |
Commissariat
de Police: Le 18 avril, sur proposition du maire , qui expose que
la ville de Valleraugue a quatre mille habitants dont deux mille agglomérés,
et possède un octroi, un bureau de bienfaisance, un tribunal
de justice, de nombreuses écoles, qui occupent trop le magistrat
placé à sa tête pour qu'il puisse se livrer avec
fruit à la vigilance qu'exige la police, le Conseil demande
l' établissement d'un commissariat de police et il insiste sur la situation prospère de la Commune qui lui permet de faire face à cette charge. Le 7 juin , Valleraugue obtient satisfaction. |
07.06.1835 |
| 25.06.1836 |
Refus de l'abbé
Mathieu de chanter un Te Deum après l' attentat d' Alibaud
contre le roi Louis-Philippe. |
25.06.1836 |
| Année 1839 |
Refus par
la Municipalité de voter un crédit de douze mille cinq
cents francs pour l' achat d'un terrain appelé "La Fantaisie"
appartenant à M. Avesque pour l' emplacement d'une école. |
Année 1839 |
| 03.08.1841 |
Bureau de
Postes. Le 15 mars 1791 la Communauté avait sollicité
l' établissement d'une Poste. A de très nombreuse reprises,
et tous les ans à partir de 1825, le Conseil reprend sa demande,
étant donné que sa population, son commerce, ses filatures
et ses relations s'étendent journellement.Un simple bureau
de distribution lui fut octroyé, qui ne répondait pas
aux besoins de la population. Enfin le Conseil a gain de cause et
une délibération du 3 août 1841 nous apprend que
satisfaction lui a été donnée. |
03.08.1841 |
| Août 1844 |
A cette date
un évènement bouleverse et divise la population protestante
pendant de nombreuses années. Un des pasteurs, M. Sarradon , fut accusé" d'une entreprise amoureuse avec une dame de la société", accusation basée sur une lettre très compromettante écrite par le pasteur. La section consistoriale de Valleraugue composée de MM de Rouville, Francois Teulon Valio , Francois Teulon ,notaire ,et Scipion Chabal. Furent trouver M. Sarradon pour lui demander sa démission de pasteur. Sur son refus , ils convoquèrent le Consistoire pour provoquer sa destitution. Ce que le pasteur accepta sous certaines conditions. |
Août 1844 |
| 22.09.1844 |
Caisse d'Epargne:
Le Conseil décide la création d'une succursale de la
Caisse d'Epargne du Vigan; elle est inaugurée le 5 janvier
1845. Le même jour le Conseil décide la création
d'une Salle d' Asile , de concert avec le Bureau de Bienfaisance et
le Consistoire. |
22.09.1844 |
| 21.12.1846 |
Grâce
à l' appui de M. De Chabaud Latour, député, l'érection
de la cure de Valleraugue était un fait accompli. Le bon curé
M. Dumazet, heureux de l'honneur qu'il recevait promit à ses
ouailles de ne les quitter jamais. Il tint parole. |
21.12.1846 |
| 18.03.1847 |
Ecoles: Le
Conseil résout la question des écoles qui divisait le
Conseil depuis longtemps. M. Teissier du cros avait fait construire une filature au Parterre entre la Mairie, la rivière le jardin Nadal et le Parterre;il avait ainsi bouché les vues de la Mairie. Pendant 25 ans des pourparlers de transaction eurent lieu, durant lesquels M. Teissier du Cros faisait construire une autre filature beaucoup plus importante en bordure de la rue du Château. Le 18 mars 1847 , le Conseil approuve la transaction suivante: la Commune achèterait la maison et le jardin du docteur Raynaud situés au-dessus du Parterre et de la Mairie et pour lesquels elle avait une option et l'échangerait avec la filature litigieuse qu'elle consacrerait aux écoles. |
18.03.1847 ² |
| 27.04.1847 |
Déclaration
de changement de domicile politique faite par MM. Louis Tessier du
Cros, fils aîné,négociant et propriétaire
et Francois Barthélémy-Teulon,notaire et propriétaire
tous de Valleraugue, au Greffe du Tribunal de Paix de Trèves,
usant de la faculté accordée par la loi du 22 juin 1833
sur l'organisation des Conseils Généraux, pour transporter
dans la Commune et canton de Valleraugue leur domicile politique,
qu'ils avaient fait inscrire dans le canton de Trèves par déclaration
du 14 juillet 1845. |
27.04.1847 |
| 27.04.1847 |
Déclaration
de changement de domicile politique faite par MM. Louis Tessier du
Cros, fils aîné,négociant et propriétaire
et Francois Barthélémy-Teulon,notaire et propriétaire tous de Valleraugue, au Greffe du Tribunal de Paix de Trèves, usant de la faculté accordée par la loi du 22 juin 1833 sur l'organisation des Conseils Généraux, pour transporter dans la Commune et canton de Valleraugue leur domicile politique, qu'ils avaient fait inscrire dans le canton de Trèves par déclaration du 14 juillet 1845. |
27.04.1847 |
| 31.10.1847 |
Cimetière
Protestant. Le Conseil fixe enfin son choix sur le terrain destiné
aux sépultures protestantes; tour-à-tour, plusieurs
emplacements avaient été examinés et des sondages
effectués: le champ Sarrandon à Clarou, le champ Mejanel
aux Ondes, le champ de la Ferairèse à M. Avesque; enfin
le Conseil choisit le terrain de la Bagatelle appartenant au Bureau
de Bienfaisance;les dépenses d'acquisition et d' aménagement
s'élèvent à six milles francs. |
31.10.1847 |
| 03.03.1848 |
Extrait du
discours de M. Angliviel , maire de Valleraugue, proclamant la République
le 3 mars 1848, entouré de son Conseil sur la plate-forme de
la Mairie: " Soyons ce que nous avons toujours été
à d'autres époques de crise sociale : une famille modèle
qui dut à l'union fraternelle de ses membres de rester pure
et paisible, tandis que tant d'autres, autour d'elle, gémissaient
des désordres causés par le déchainement des
passions. N'oubliez jamais que le bon esprit et le bon sens de nos
pères firent alors de nos montagnes un port de salut où
venait chercher un refuge contre la tempête ". |
03.03.1848 |
| Année 1858 |
Après
l'attentat d'Orsini contre l' Empereur Napléon III, M. Sarrut,
pasteur, dont les sentiments républicains étaient bien
connus de tous, refusa d'entonner un Te Deum lors d'une céremonie
qu'il devait présider et à laquelle assistaient le Maire
Henri de Bousquet avec son Conseil. Le Temple était rempli
d'une foule de fidèles et de curieux venus voir comment M.
Sarrut présiderait ce culte.A l'heure dite, il monte en chaire
et, après l'invocation préliminaire, dit" Mes frères,
nous allons entonner un Hosannah en l'honneur de Dieu et de Dieu seul!"
Et il ponctue ses derniers mots d'un coup de poing sur la tablette
de la chaire. Le corps municipal quitte immédiatement le temple
et un rapport est adressé à la sous-préfecture,
à la suite duquel le Ministre des Cultes, par lettre du 30
avril 1858, relève M. Sarrut de la Présidence du Consistoire.
Il fut remplacé par le pasteur Encontre. |
Année 1858 |
| Année 1890 |
Occasionnée
par une trombe d'eau sur le plateau de la Luzette une très
grosse inondation causa de graves dégâts dans la vallée
de Reynus, à la Valette et Taleyrac, et emporta à Valleraugue
une partie du cimetière protestant, en bordure du ruisseau
de Bouldouyre, entraînant des cercueils |
Année 1890 |
| 26.08.1894 |
Inauguration
de la statue de l'éminent savant M. Armand de Quatrefages de
Bréau. Vallerauguois , il fut un savant authentique et un spiritualiste convaincu. On sait qu'à l' exemple du capitaine Francois de Carle, son arrière grand-père, il a rendu de signalès services à l'industrie séricicole. On connait moins son oeuvre anthropologique; elle est cependant considérable. |
26.08.1894 |
| Le nom | Origine | de l'an 1000 à 1500 | XVIIe | XVIIIe | XIXe | XXe | Source |
30.09.1900 |
Identique
à celle de 1697 une mémorable inondation qui causa de très
graves dégâts dans la nuit du 30 septembre 1900. Un carnet
de plusieurs photographies de cette catastrophe a été édité.
|
30.09.1900 |
| 11.03.1904 |
L'autorité
diocésaine désigne comme curé de Valleraugue, M.
L' abbé Jean-Gaston Fesquet, précédemment succursaliste
au Cigal. |
11.03.1904 |
| 27.01.2004 |
Naissance de
l' Association des Généalogistes Aigoual- Cévennes
- A.G.A.C. - |
27.01.2004 |
| Le nom | Origine | de l'an 1000 à 1500 | XVIIe | XVIIIe | XIXe | XXe | Source |
SOURCE :
Pour conserver la version des textes de l' Epoque, l'orthographe des mots
anciens n'a pas été corrigé.
Histoires receuillies et mises en forme par Patrick DUCROS
Bibliographie
L' Echo de l' Aigoual
Valleraugue par Henri Cazalet
Valleraugue par l' abbé Fesquet
Valleraugue par Charles Atger
Dictionnaire topographique du Gard
Données personnelles