| aiguevers : la
ligne de crête, ligne de séparation des eaux, qui trés
souvent sert de limites entre deux parcelles; il est associé
au nom du Serre (montagne) il serait interessant de les situer sur
une carte, et de faire des recherches sur l'origine de ces noms.

" avec l'aiguevers du Serre del col de Lunda" ( compoix
Valleraugue 1625 tome1 page 7)
Quelques lignes
de crêtes citées dans le compoix de Valleraugue
1625 L'aiguevers du (transcription
approximative !) |
| Serre de la Gardonnière(1-4) |
Serre du ranc d'aribail (1-6) |
| Serre du Ranc Rouge(1-15) |
Serre del col de lunda(1-7) |
| Serre de la viste de Castelcorp (1-10) |
Serre du col du ligner (1-11) |
| Serre des Trinquats (1-12) |
Serre de Mont Loubier et col du Garic (1-17) |
| Serre de Bertezene(1-19) |
Serre de ruirel ?(1-23) |
| Serre de montagut (1-24) |
Serre du petit Serret (1-27) |
| Serre faisant la divizion du taillable en la Paroisse de
Saint André(1-28) |
Serre de Gache et de Volpelière (1-32) |
| Serre de mascouze (1-39) |
Serre du Poujol (1-41) |
| Serre de lairolle (1-42) |
Serre du Plan de Galtier(1-42) |
| Serre de cabrollieres et de la Soulieire (1-44) |
Serre du Molin (1-45) |
| Serre nommée Balchilhon qu'est à la viste
de la Bécéde (1-50) |
Serre du Col de Corniette(1-60) |
| Serre du Ranc de laigle (1-62) |
Serre du Col du Plantier (1-60) |
| Serre de relairiel (1-62) |
Serre de la benadore |
| Serre des faisolles(1-65) |
Serre du col de lennier l'aiguevers du Serre de lennier(1-66) |
| Serre du col des bouc? (1-67) |
Serre de las Suques |
| Serre de la croux (1-83) |
Serret de Rodergue (1-85) |
| Serre de pezoulliviere et de la garde (1-89) |
Serre de la Combe de Courniel (1-96) |
Airiel ou Ayriel
: "eiral" dans le Trésor du
félibrige) qui est un synnonyme de "couderc",
un lieu généralement inculte, un espace vacant, un terrain
vide où l'on place quelquefois la basse-cour, lieu situé
le plus souvent autour d'une habitation.
le grand Littre écrit : "dans le bas-latin, on trouve
aera, nid, aera, place à battre le blé, aerea, aria,
aeria, emplacement non cultivé, étable à porcs."
Vous voyez dans cette origine commune la parenté qui unit l'aire
à battre le grain et l'espace non cultivé. "source
Mr Laurent Aiglon "

"avec plusieurs membres quarantes deux cannes cinq pans
aire airiels trelhatz et pollallier du coté
du couchant trente quatre cannes"
compoix Valleraugue1625 tome 2 page 26
Très souvent dans les hameaux, à proximité
des habitations, on trouve l'aire (terrain ou l'on bat le grain )
et l'airiel, terrain libre,avec une treille
et un poullailler dans l'exemple
alapen : appentis

"degrés aux devants alapen et porcil"
compoix Valleraugue1625 tome 1 page 200
oc. auvent, appentis (galerie
?)
* Compoix de Saint-Just (Aveyron), 1536 : « ... Item ung hostal
de doas statgias attocan am l'ostal de Anthoni Calmes, clujat una
partida de palha. Lo dessus conte cinq canas [...]. Item ung alapen
clujat de palha attocan lodich hostal, loqual es aussi de doas stagias...
». (Cf. Jean Delmas, dans L'édition des textes anciens.
XVIe-XVIIIe siècles, Paris : Inventaire Général-E.L.P.,
2e édition, 1993 ; p. 40). Source
societes-savantes-Toulouse
amarinier : osier
amorier : Le mûrier
amoriere : Lieu planté de muriers
tome 2 page 17
andronne, androune : Ruelle
« petite androune et égouts entre deux »
tome 1 -68 |
 |
anglade, englade
? tome 2 page 123
Anglade, Anglada
Terme toponymique, qui désignait vraisemblablement une parcelle
formant un angle, ou encore une maison faisant angle. Du latin *angulata,
formé sur angulus = angle.
Occ. ANGLADA (f) - Fr. ANGLADE (f) http://www.pierreseche.com/petit_dico_des_terrasses.htm
Ce terme occitan est donné par Jacques Schnetzler comme désignant,
dans les Cévennes "une très longue terrasse".
Dans le dictionnaire d'Alibert, on trouve les sens de "contenu
d'un angle", "angle" et "coin de terre",
il n'est nullement question de "terrasse". Le dictionnaire
du monde rural de Marcel Lachiver nous apprend que le terme français
"anglade" (localisation non précisée) s'applique
à un "pré en bordure d'un cours d'eau, qui s'enrichit
de limon". On est loin de "terrasse". Un acte notarié
de 1739, où il est question de construire six murailles et
traversiers à Valleraugue (Cévennnes gardoises) dans
une pièce "contenant anglade, muriers et chataigniers",
confirme qu'il s'agit bien d'autre chose qu'une terrasse : sans doute
"un coin de terre rocheux et inculte" comme l'indique Philippe
Blanchemanche.
apillement
APILLEMENT
Sans doute adossement d’une maison sur une autre ? tome 1 page
2
arguail, argail
« petit arguail entre deux » tome 2 page 28
« chemin et argail du chef » 1 361 |